Extérieur du mur Sud de la cour du Moyen Empire.
La décoration du mur  du grand temple laisse apparaître la décoration réalisée sous Ramsès II.
Les décorations sont entièrement composées de tableaux d'offrande relatant les épisodes des liturgies journalières ou solennelles rendus aux manifestations du divin dans Karnak.
Nilomètre.
Thoutmosis III, une fois seul maître de l'Égypte, après la disparition de la reine Hatshepsout, réalisa à Karnak de grand travaux. Le creusement du lac sacré fut réalisé par le roi.  
Le lac, qui est une annexe du temple, était utile aux ateliers et aux habitations sacerdotales voisines, aux ablutions et aussi aux cérémonies religieuses.
Dans le temple, réplique de l'Univers, le lac inclus dans l'enceinte sacrée matérialisait, au côté de la terre, du ciel et du soleil, l'autre élément indispensable : l'eau.
Le lac sacré d'Amon est un bassin rectangulaire, d'environ 80 par 130 mètres, ceinturé de berges appareillées en grès. La mise en eau des grands bassins ne posait pas de problème, puisqu'il suffisait de creuser pour faire apparaître la nappe phréatique, régulièrement alimentée par capillarité.
Les berges du lac ont été, en grande partie, reconstruites par Henri Chevrier vers 1933.
Le lac est un regard sur la nappe phréatique. Le niveau de l'eau y est actuellement en équilibre, il suit le niveau du Nil, qui depuis la construction du grand barrage, est quasiment toujours à une même côte. Le lac d'Amon a une profondeur de 2,5 à 4 mètres environ, son volume est de 26000 mètres cubes. Tout au fond la porte monumentale de Nectanebo Ier.
Sur la face Nord du lac une volière exista pour les oies du Nil. Emblèmes vivants d'Amon, les oies avaient droit de s'ébattre sur le lac, une rampe les conduisaient de leur lieu d'habitation vers le plan d'eau.
Tout au fond les pylônes de l'axe Nord-Sud.
Des escaliers, ménagés dans les berges, permettaient de rejoindre le niveau de l'eau.
Escalier et rampe, perpendiculaires au lac, qui servaient à atteindre le niveau de l'eau.
Escalier parallèle aux berges.
La berge Nord constituait jadis à une zone rituelle et liturgique. De l'édifice de Taharqa, seul subsiste le soubassement. L'aire de repos, actuellement aménagée en abri de vente de boissons  fraîches et de souvenirs, recouvre ce qui fut jadis la cour et le parvis de l'édifice de Taharqa.
Le lac sacré de Karnak.
Le lac sacré de Karnak et les pylônes de l'axe Nor-Sud.
La cour de la cachette.
Berges du lac.
A droite les vestiges
de l'édifice de Taharqa.
A droite les vestiges de l'édifice de Taharqa.
Dans l'espace, compris entre le lac sacré et le mur Ouest de la "cour de la cachette", se trouve la pointe de l'obélisque Sud de la reine Hatshepsout. Nous apercevons l'obélisque de la reine, à gauche, placé entre le IVème et Vème pylône.
L'obélisque Sud de la reine s'était abattu sur les salles qui se trouvaient dans son environnement. 
Pour dégager cette masse énorme, on employa le même principe, que celui qui servait à l'époque pharaonique. Georges Legrain édifia une rampe de terre au-dessus des salles, puis la pointe de l'obélisque a été descendue lentement. Georges Legrain a ainsi offert une extraordinaire occasion de vérifier l'efficacité du procédé.
Descente de la pointe de l'obélisque.
L'obélisque de la reine.
Cartouches du nom de couronnement et de naissance de Séthi Ier. La décoration de l'obélisque de la reine a subit une réinscription. Un échafaudage de bois, a sûrement été dressé contre l'obélisque, pour inscrire de nouveaux textes et scènes.
L'obélisque de la reine.
Sur cette face du pyramidion, le dieu Amon, assis sur un trône, pose la couronne bleue sur la tête de la reine. La reine est agenouillé et elle tourne le dos au dieu.
Sur cette face du pyramidion, le dieu Amon, assis sur un trône, pose la couronne bleue sur la tête de la reine. La reine est agenouillé et elle tourne le dos au dieu. Sous le signe hiéroglyphique du ciel, le dieu Amon enlace la reine, coiffée de la couronne blanche. A gauche la reine, coiffée ici aussi de la couronne blanche, apporte des étoffes en offrandes. Le faucon Horus, coiffé de la double couronne, figure au centre de la scène.
Au-dessous, l'on trouve la reine présentant une offrande au dieu Amon, placé sous le signe du ciel. Dans la scène suivante, l'on trouve un cartouche, très abîmé et probablement usurpé, entouré par le dieu Amon et le roi, qui présente une offrande. Cette partie basse de cette scène a été usurpée et réinscrite. L'on y trouve les cartouches du nom de couronnement et de naissance de Séthi Ier. La décoration de l'obélisque de la reine a subit une réinscription. Un échafaudage de bois, a sûrement été dressé contre l'obélisque, pour inscrire de nouveaux textes et scènes.
Le dieu Amon, assis sur un trône, pose la couronne bleue sur la tête de la reine, l'hiéroglyphe du ciel est placé au-dessus de la scène.
La reine est agenouillé et elle tourne le dos au dieu.
Le cartouche renferme le nom de couronnement de la reine : Maât-Ka-Rê.
"Parole à dire pour Amon-Rê maître du ciel... etc."
L'obélisque brisé de la reine qui se trouvait au Sud de la salle appelée "Ouadjyt".
L'extraction d'un obélisque commençait, après avoir déterminé l'emplacement, par éliminer des bancs de granit les couches superficielles, de qualité insuffisante. Des traces de feu laisse supposer qu'on devait brûler des végétaux desséchés au-dessus du sol et verser aussitôt de l'eau sur la surface brûlante afin de réduire le granit en petit éclat. La surface plane réalisée, l'on forait plusieurs puits de contrôle pour vérifier que la roche ne présentait pas de défaut en profondeur. L'on procédait alors on creusement de tranchées latérales à l'aide de boules de dolorite. La dolorite, très abondante à l'état naturel dans le désert à l'Est du Nil, est une roche volcanique très dure. Employée par percussion, la dolorite dissociait les cristaux de granit. Les boules pouvaient être attachées à de longs manches.
Les débris, qui en s'accumulant progressivement finissaient par amortir les chocs, étaient enlevés. La progression du martelage s'effectuait en suivant un même niveau. Plusieurs équipes travaillées au même moment à l'extraction d'un obélisque. Des expériences ont montré, au début du vingtième siècle, qu'on pouvait descendre d'environ 5 millimètres par heure, et que par conséquent l'opération pouvait être rapide.
Les quatre faces de l'obélisque portent des décorations.
Sur le pyramidion cette scène est semblable à celle située sur la face opposée.
L
e dieu Amon, assis sur un trône, pose la couronne bleue sur la tête de la reine, l'hiéroglyphe du ciel est placé au-dessus de la scène.
La reine est agenouillé et elle tourne le dos au dieu.
Le cartouche renferme le nom de couronnement de la reine : Maât-Ka-Rê.
"Parole à dire pour Amon-Rê maître du ciel... etc."
"Parole à dire pour Amon-Rê maître du ciel... etc."
Magnifique monolithe en granit : le scarabée géant d'Aménophis III.
Le scarabée géant d'Aménophis III.
Sans doute le plus connu des monuments de Karnak, le scarabée représentait le dieu créateur Atoum, renaissant au matin, sous la forme du divin coléoptère.

Le scarabée Khépri symbolisait la puissance de transformation et développement du monde.
Cette pièce remarquable est une intruse ici, ayant été faite pour le temple funéraire du roi à Thèbes Ouest.
Son transfert vers le site de Karnak, sauva le scarabée de la ruine.
Le temple qu'il occupait jadis est entièrement en ruine, ne subsistent que les "colosses de Memnon.
Des fouilles sont réalisées sur le site du temple des Millions d'Années d'Aménophis III, et des découvertes intéressantes ont été effectuées à ce jour.

 La face plane du monolithe comprend une décoration traitée sous la forme d'une stèle. Le disque solaire ailé étend ses ailes au-dessus de la scène. Des ailes du disque émergent deux cobras, ils sont coiffés alternativement des couronnes de Haute et Basse Égypte.
Les deux cartouches du roi Aménophis sont au nom de couronnement: Neb Maât Rê, Rê est le possesseur de Maât.
Les quatre trous visibles sont les vestiges d'une tentative de débiter ce monolithe de granit.
La face plane du monolithe contient une scène et des textes, les autres faces ont les angles arrondis et sont anépigraphes.
Le scarabée Khépri.
Le scarabée Khépri.
Au-dessus des deux cartouches situés à droite, l'on peut y lire : nesou-bity "celui du roseau et de l'abeille" et Sa Rê : le fils de Rê. 
Le disque solaire ailé protège la scène.

Le roi présente deux vases de vin au dieu Atoum assis sur un trône.
Le dieu est coiffé de la double couronne. Au-dessus de la coiffe du roi se trouvent deux cartouches qui contiennent, à gauche, le nom de couronnement et à droite le nom de naissance : Imen hotep, Amon est satisfait. Ce nom est souvent accompagné de l'épithète: héqa Ouaset qui signifie : prince de Thèbes.
Ouaset étant le nom égyptien de Thèbes.
 Le dieu Atoum tient la tige de millions d'année.
C'est une feuille de palmier dont seule la nervure centrale a été conservée. Les crans ainsi formés servaient à décompter les années de vie accordées au roi par la divinité qui présentait la tige. L'on trouve souvent le dieu Thot et Sechat offrant les millions d'années au roi.
Le texte de la stèle est écrit en colonnes verticales, elles se lisent de gauche à droite dans les deux colonnes situées à droite de la tige. Et de droite vers la gauche dans les deux colonnes verticales situées entre la tige et le dieu. Sous les personnages de la stèle nous trouvons un texte en mauvais état de conservation.
Le texte est écrit en colonnes horizontales qui se lisent de droite vers la gauche.