Le temple d'Hibis et la "colline décorée"

A 4 km au Nord-Ouest de Kharga, à gauche de la route d'Asyût, se trouve l'ancien temple d'Hibis, le plus important et le mieux conservé des temples égyptiens des oasis. Le temple était encore fermé en septembre 2012, mais à ouvert depuis.
À quatre kilomètres, au nord-ouest de Kharga, enchâssé dans la verdure, se dresse un temple construit par les Perses, pratiquement le seul en Egypte à cette époque, le grand temple d'Hibis, consacré à Amon d'Hibis, c'est à dire Aménébis, construit non loin de ce qui sera l'établissement romain d'Hibis.
Commandité par Darius Ier (522-486 av. J.-C.) ce temple est le mieux conservé des monuments antiques des oasis. Il marque l'emplacement de l'ancienne capitale qui s'étendait de part et d'autre d'un vaste lac sacré aujourd'hui asséché.
Le temple a été édifié en plusieurs étapes; la partie centrale, la plus ancienne date du règne de Psammétique II (595-589 av. J.-C.), décorée par la suite par Darius Ier. De forme quadrangulaire, il frappe d'emblée par sa grandeur et ses proportions harmonieuses.

On aborde le temple par le quai processionnel (à proximité de  la route) on traverse ensuite une allée de sphinx qui conduit à l'enceinte du temple. Quatre portes en enfilade conduisent au temple (surface : 42 m x 20 m). On remarquera sur la deuxième porte à droite, une longue inscription en grec, sur 66 lignes, celle d'un décret de Galba édicté en l'an 69 apr. J.-C. Un naos, une salle à quatre colonnes (vestibule), une salle hypostyle, un avant-corps à colonnes, précèdent le sanctuaire et une petite chapelle latérale, sur la droite.

Tous les murs du temple ainsi que les montants de portes sont couverts de reliefs d'une grande variété. Dans l'enfilade des portes on peut lire des textes de dédicace et admirer des scènes d'offrandes du roi Darius Ier à différentes divinités. Sur le portique : textes relatifs à la construction  du temple; dédicaces; Nectanebo Ier (380-362 av. J.-C.) fait des offrandes aux dieux.
Dans la salle hypostyle à quatre colonnes lotiformes, construite par Nectanebo Ier : scènes d'offrandes : offrande du vin à Sopdou "des deux déserts de l'est" et à Khensout, forme d'Hathor - consécration de la "grande offrande" à Oupouaout "le dieu grand qui réside à Hibis" ainsi qu'à Hathor - grande offrande devant Résy-Oudjat "qui réside à Hibis" - rite du "froissement des papyrus" (on frotte deux papyrus pour attirer l'attention divine) avec le roi devant les dieux.
Sur la paroi ouest : scènes d'offrandes à Min, Nefertoum, Ptah, la triade hibite, Horus d'Edfou - sur le mur sud : course du roi devant les enseignes et traction de la barque de Sokaris lors de la fête de la résurrection d'Osiris. Au registre médian : membres de l'Ogdoade hermopolitaine représentés sous forme de personnages à tête de serpents ou de batraciens. Sur le registre supérieur : offrande des onguents à Amon-Rê et à Rê-Horakhty ainsi qu'à Ptah et à Sakhmis.
Dans le pronaos (avant-corps à colonnes) : les huit dieux primordiaux d'Hermopolis; hymne royal en l'honneur d'Amon-Rê; Darius, Thot et Harsiesis tirent ensemble la barque de Sokaris; Geb et Nout embrassent le roi; Darius traverse les fourrés de papyrus; Sekhmet embrasse le roi et l'oint; nombreux textes souvent gravés en longues colonnes. À gauche de l'entrée du sanctuaire : offrande de Darius Ier à Chou et à Tefnout et offrande des laitues à Min - offrande de Maât à Amon et à Mout. À droite de l'entrée du sanctuaire : Seth, homme à tête de faucon, coiffé d'un pschent, est à carnation bleue, celle de l'eau et de l'air, comme Amon. Accompagné d'un lion, il terrasse, à l'aide d'une lance, le dragon Apophjs représenté sous la forme d'un serpent régnant dans les sables. Cette figuration est unique, elle symbolise la victoire de la force solaire sur le monstre des ténèbres.
La nécropole "la colline décorée" est dans l'oasis de DAKHLA elle est d'époque Romaine commencée à l'époque Ptolémaïque.
Le nom QUARET El MOUZAWAKA
Elle dépendait de la même ville que le temple de DEIR EL HAGAR
Cette nécropole, la "colline décorée", est creusée sur les flancs d'une colline.
Elle est d'époque romaine, éventuellement commencée à l'époque ptolémaique.
Elle dépendait peut-être de la même ville que le temple de Deir el Hagar.
On y trouve aussi des béliers momifiés, avec un cartonnage comme sur les momies humaines (voir musée de Khargha).
En bas de la colline se trouvent 2 tombes de notables, peintes. Elles mélangent des motifs habituels et d'autres plus curieux.
Tombe avec restes de momies.
Vestiges de momies.
Vestiges de momies.
Vestiges de momies.
Tombe.
Tombe.
Tombe.
Tombe.
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