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L'Ouadi Hammamat est un
oued situé à environ 110 km à l'Est de Qéna,
sur la route caravanière de Coptos vers la Mer Rouge, connu depuis
l'Antiquité. La vallée de l’Ouadi Hammamat a été exploitée sans
interruption pour ses mines d'or, de quartz, de granit et de grauwacke,
appelé « Pierre de Bekhen », de l'Ancien Empire à la Période Romaine. |
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Sous la
domination pharaonique
Sous le règne de Montouhotep III que le chancelier Henou
conduisit une expédition dans l'Ouadi Hammamat pour préparer une
navigation vers le Pays de Pount, et c'est sans doute à cette époque que
fut fondé le port de Sâou, d'où partirent les expéditions vers le Pays
de Pount
sous la XIIème dynastie. De nombreux objets travaillés et des
inscriptions rupestres ont été découverts sur ce site. Parmi ces textes,
on trouve des prières, des remerciements aux divinités, le plus souvent
Min et Hathor sous la protection desquels le site était placé, et des
rapports d'expéditions, gravés en hiéroglyphes sur la roche de l'oued.
Sur une
stèle, une inscription datée de l'an 38 de Sésostris Ier,
découverte lors des relevés conduits en 1947 par Georges Goyon, évoque
les titres du chef d'expédition, ceux qui l'accompagnent, le nombre
d'ouvriers, les mérites du chef d'expédition, le résultat de la mission
et sa durée, ainsi que les différentes rations distribuées et leur
provenance.
Une
autre de ces inscriptions commémore une expédition de
130 hommes envoyée pour chercher la pierre
du Ouadi Hammamat, peut-être pour faire les deux obélisques en schiste
gréseux au nom de Sobekemsaf Ier (XVIIème dynastie) dont l'un
a été retrouvé dans la cachette de
Karnak. Le
papyrus minier de Turin décrit les mines d’or de Faouakhir, dans le
désert oriental de l’Ouadi Hammamat. La carte géologique qui y figure a
dû être dressée à l’occasion d’une expédition sous le règne de Ramsès
IV.
L'IFAO a effectué le
travail de prospection épigraphique au Ouadi Hammamat. L'objectif de
cette mission consistait au repérage et à la vérification des textes
connus, la recherche de graffitis nouveaux, l'établissement d'un plan
topographique du site. L'équipe a trouvé
250 inscriptions nouvelles, dont un long texte du règne de
Mérenrê, une inscription du Moyen Empire, quelques graffitis du Nouvel
Empire.
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Sous la domination grecque et romaine
C'est sous la domination grecque et surtout romaine, que les Égyptiens
vont établir des ports de commerce durables trafiquant avec l'Arabie et
les Indes sur la côte de la Mer Erythrée, par exemple Myos Hormos, au IIème
siècle avant J.-C., dont l'intensif négoce va faire la richesse,
notamment celui de la soie et des épices, vivement réclamées par les
notables de l'époque. De plus, il va s'y organiser une exploitation
systématique des vastes carrières et des riches mines du Ouadi Hammamat,
et s'y installer, généralement au carrefour de plusieurs routes, des
séries de fortins occupés par des soldats, des policiers ou des
auxiliaires. On parlera de praesidia (sg. praesidium),
autour desquelles vont se développer de véritables villes, abritant
militaires, ouvriers, commerçants et artisans, près à accueillir les
caravanes, les expéditions ou les groupes de mineurs. Pendant le Bas
Empire, des thermes, des écuries, des maisons closes, des temples et des
nécropoles seront aménagés dans les plus grandes.
Les Romains vont ainsi exploiter les anciennes galeries aussi bien qu'en
creuser de nouvelles. Deux grandes carrières, propriétés de l'empereur,
fourniront la matière première : Mons Claudianus, source, entre autres,
de la superbe granodiorite, utilisée pour de nombreux édifices, et Mons
Porphyrites, matrice de la porphyre rouge, si prisée par Byzance.
Sur la via Hadriana, la voie impériale longeant la côte, où les pillards
et les nomades sont omniprésents, seront construits de nombreux postes de
surveillance ainsi que des hydreumata, d'importantes citernes à
eau.
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Sous la
domination musulmane
L'exploration du Ouadi Hammamat s'est poursuivi longtemps.
Mais bientôt, aux alentours du XIVème siècle, sous les
Mamelouks, les carrières et les mines ont été définitivement abandonnées
au profit de la seule utilisation de l'oued comme raccourci au
pèlerinage mecquois. En effet, des navires faisaient le lien entre
Aidhab et la côte arabique.
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Le Ouadi
Hammamat. |
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Les mines d'or de Faoukhir, site de l'0uadi, sont décrites sur la
plus ancienne carte géologique du monde, le papyrus minier de Turin,
qui daterait du règne de Ramsès IV. Le greywacke était surtout
utilisé pour la réalisation de statues et de sarcophages. De
nombreux objets travaillés et des inscriptions rupestres ont été
découverts sur ce site. Parmi ces textes, on trouve des prières, des
remerciements aux divinités (le plus souvent Min et Hathor), et des
rapports d'expéditions, gravés en écriture hiéroglyphique sur la
roche de la face sud de l'oued. |
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