Les musées archéologiques d'Istanbul renferme des trésors archéologiques et artistiques issus de Topkapi.
Il occupe trois bâtiments, dans lequel sont notamment présentés des objets datant de l'antiquité ou se rapporte l'histoire anatolienne, et des statues classiques. Immédiatement sur la gauche en rentrant dans l'ensemble architectural, ce bâtiment de 1883 réunit des objets préislamiques, collectés dans tout l'empire ottoman.
Ce bâtiment renferme une petite collection égyptienne ainsi que les grands panneaux en brique vernissées jaune et bleue qui ornaient jadis la voie processionnelle et la porte d'Ishtar à Babylone.
Deux lions gardent l'escalier qui conduit au musée de l'Orient Ancien.
Ce musée possède la tablette en terre cuite du traité de paix entre Ramsès II et Hattousilli.
Ce traité, établi en l'an 21 de Ramsès II, scelle la paix égypto-hittite.
Dans cette vitrine est exposée la tablette en écriture akkadienne (écriture cunéiforme) en terre cuite, du traité de paix entre Ramsès II et Hattousilli. Avec l'original, situé dans le bas de la vitrine, maintenu par un plexiglas, se trouve une reproduction réalisée à une échelle plus grande. 
En offrant à Ramsès II la perspective d'une paix durable en Syrie, Hattousilli espérait obtenir non seulement une reconnaissance internationale accrue en tant que Grand Roi du Hatti, mais aussi le règlement du problème posé par la présence de son neveu sur le territoire égyptien. De son côté, Ramsès pouvait exiger la restitution de l'Oupé, occupé par les Hittites depuis la retraite de Qadech, et une libre circulation des Egyptiens en Amourrou et en Syrie en vue du développement d'échanges commerciaux qui allaient permettre à l'Egypte d'obtenir plus aisément des ressources indispensables comme le fer et l'étain. Un document daté de l’an 21 de son règne scelle un traité de paix entre les Hittites et les Égyptiens, présentant l’intérêt d’avoir été rédigé par les deux parties, d’une part sur deux tablettes en cunéiforme, aujourd’hui exposées au Musée d’Istanbul, et d’autre part deux copies à Karnak et au Ramesseum.
  Ecriture cunéiforme : qui est en forme de coin.
Écriture cunéiforme, écriture des Assyriens, des Mèdes et des Perses, formée de figures en fer de lance ou en clous, diversement combinées. L'écriture cunéiforme des Perses est aujourd'hui déchiffrée et expliquée ; sur celle des Assyriens et des Mèdes, beaucoup plus difficile, on n'a encore que des essais ; cependant on lit les noms propres et certains autres mots, du moins dans le système assyrien.
-Traité entre Ramsès II et Hattousilli III, version de Ramsès II retrouvée à Hattusa-
Hattusa
(ou Hattousa ou Hattusha, ancien nom Hattush), aujourd'hui située à proximité du village de Bogazkale (anciennement Boğazköy), est un site archéologique situé dans la province de Corumm, en Turquie. Il fait l'objet d'un classement au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1986.
Le contenu du traité est connu par une version recopiée sur les murs du Ramesseum et du temple d'Amon de Karnak ainsi qu'une version sur une tablette d'argile retrouvée dans les ruines de Hattusa, la capitale Hittite. Il contient plusieurs clauses assurant la reconnaissance de la légitimité de Hattousilli par Ramsès, et met en avant la situation de paix et fraternité qu'il instaure entre les deux dynasties.
La version égyptienne s'avère plus détaillée et plus précise. Elle commence par décrire le contexte de la réception de la tablette d'argent envoyée par Hattousilli, en Péret, 1er mois, 21ème jour, de l'an 21 (10 novembre 1259, date grégorienne), tandis que Ramsès se trouvait à Pi-Ramsès. Elle offre ensuite la traduction égyptienne du texte akkadien de cette tablette, en reproduisant les différentes sections du traité : le titre et l'identification des parties, le contexte historique, les quatre clauses du traité, la liste des dieux témoins, les formules de malédiction et de bénédiction. On observe ensuite une clause concernant le bon traitement à réserver aux fugitifs rapatriés, qui, complétant la quatrième clauses, fut sans doute ajoutée au texte original à l'initiative de Ramsès II. Le texte égyptien s'achève par la description des sceaux hittites qui figuraient sur la tablette d'argent.
Dans la version akkadienne, souvent plus concise au niveau de la formulation, la clause supplémentaire a été intégrée à la suite des quatre clauses principales, prenant place avant la liste des dieux témoins. Il est donc raisonnable de penser que cette version akkadienne reflète l'état final du traité, incluant l'amendement apportée par la roi d'Egypte.
Pour plus d'informations sur ce traité voir le livre de Claude Obsomer, (page 194 à 205) aux éditions Pygmalion, dans la série des Grands Pharaons : Ramsès II.
Fragment de la tablette d'argile du traité égypto-hittite (original).
Reproduction du fragment, à une échelle plus grande, de la tablette de terre cuite du traité égypto-hittite.
Reproduction du fragment, à une échelle plus grande, de la tablette de terre cuite du traité égypto-hittite.

Traité de Ramsès II avec les Hittites. Traduction et reproduction de la stèle sur laquelle il est gravé.
Rédaction hittite :
Le traité de Riamasea-mai-Amana (Ramsès-aimé-d'Amon), le grand roi du pays d'Égypte, le héros, avec Hattousil, le grand roi, le roi du pays de Khatti, son frère, pour établir la paix belle et la fraternité belle dans les relations des grands royaumes entre eux pour l'éternité, voici ce qu'il dit : Riamasea-mai-Amana, le grand roi d'Égypte, le héros, petit-fils de Min-pahtaria (Menpèhtyrê = Ramsès Ier), le grand roi, le roi du pays d'Égypte, le héros, à Hattousil, le grand roi du pays de Khatti, le héros, fils de Moursil, le grand roi, le roi du pays de Khatti, le héros, petit-fils de Soupillouliouma, le grand roi, le roi du pays de Khatti, le héros.
Vois, à présent j'ai donné la fraternité belle et la paix belle entre nous, pour donner la paix belle et la fraternité belle dans les relations du pays d'Égypte avec le pays de Khatti, pour l'éternité.
Accord pour un nouveau traité [rédaction hittite dégradée]
Un pacte de non-agression
Riamasea-mai-Amana, le grand roi d'Égypte, ne doit pas attaquer le pays de Khatti pour le piller, pour l'éternité. Hattousil, le grand roi du pays de Khatti, ne doit pas attaquer le pays d'Egypte pour le piller, jusqu'à l'éternité...
Renouvellement de l'ancien contrat
Vois le commandement de l'éternité que Shamash et Teshoub ont donné pour le pays d'Égypte avec le pays de Khatti, de maintenir la paix et la fraternité pour ne pas faire naître l'inimitié entre eux. Vois, Ramsès, le grand roi, le roi du pays d'Égypte, y souscrit pour répandre le bien-être à partir de ce jour. Vois, le pays d'Égypte et le pays de Khatti, ils sont en paix et en fraternité, éternellement.
La défense commune
Si un ennemi vient dans le pays de Khatti, et si Hattousil, le grand roi, le roi du pays de Khatti, envoie un messager pour me dire: « Viens à mon secours contre lui », que Ramsès le grand roi, le roi d'Égypte, envoie ses
soldats et ses chars et qu'il massacre son ennemi, assumant la vengeance pour le pays de Khatti. Succession au trône hittite Le royaume du pays de Khatti doit revenir au fils de Hattousil, le roi du pays de Khatti, à la place de Hattousil son père, après de nombreuses années de règne. Si les grands du pays commettent des faits contre lui, le roi du pays d'Egypte doit envoyer ses soldats et ses chars pour les punir...
À partir d'ici la rédaction hittite étant trop dégradée ou disparue, voir la traduction égyptienne plus bas dans la page.)

Original du fragment de la tablette d'argile du traité égypto-hittite.
Original du fragment de la tablette d'argile du traité égypto-hittite.
Original du fragment de la tablette d'argile cuite du traité égypto-hittite.
Tablette d'argile cuite du traité égypto-hittite et sa reproduction à une échelle supérieure.
Informations sur le fragment de la tablette d'argile du traité égypto-hittite.