Façade du Musée Champollion.
Façade du Musée Champollion.
Façade du Musée Champollion.
En 1977, la ville de Figeac rachète, pour un franc symbolique, sa maison natale laissée à l'abandon depuis 1851. Elle en entreprend la restauration et décide d'en faire un musée. Inauguré en décembre 1986, il expose une collection d'objets liés à l'Égypte ancienne et présente la vie et le patient travail de déchiffrement de celui qui "réveilla" l'Égypte. Le musée se consacre maintenant plus largement aux "Écritures du monde" et accueille plus de 50.000 visiteurs par an.
Arrière du Musée Champollion.
Cour arrière du Musée Champollion et reproduction à grande échelle de la Pierre de Rosette.
Cour arrière du Musée Champollion et reproduction à grande échelle de la Pierre de Rosette.
 
Cour arrière du Musée Champollion et reproduction à grande échelle de la Pierre de Rosette.
 
Cour arrière du Musée Champollion et reproduction à grande échelle de la Pierre de Rosette.
 
Détail de la pierre de Rosette.
 
Le nom de Ptolémée.
 
Rue derrière la maison.
 
La maison de Champollion.
 
Ecusson sur le mur.
 
C’est le 11 mars 1832, que le conseil municipal de Figeac décida d’ériger un monument à la gloire de Jean-François Champollion, soit quelques jours après sa mort et dix ans après sa fabuleuse découverte. Aux fonds votés par le conseil municipal, puis le conseil général du Lot, s’ajoutèrent les offrandes de l’Académie des inscriptions et belles lettres, des Académies de Toulouse, Marseille et même Strasbourg, ainsi que de plusieurs autres sociétés savantes. Le produit total de cette souscription s’éleva à 4 000 francs environ, ce qui permit de régler la dépense du monument, dont la forme et les dispositions furent définies à Monsieur Engel l’architecte, par monsieur Dubois, ami de Jean-François Champollion et conservateur du musée égyptien.
 
Aucune forme pour lui ne pouvait mieux convenir que celle d’un obélisque d’un style simple, ayant pour ornement une inscription en hiéroglyphe, et deux tables de bronze appliquées sur le piédestal où figureraient des bas-reliefs égyptiens.
 

"C’est un vrai travail d’historien qui a été fait à l’époque, souligne Hélène Lacipière, élue déléguée à la culture et au patrimoine. À la base du monument, des petites statuettes sont enterrées. C’est ce qu’on fait en Egypte pour accompagner les morts. Cet obélisque est donc très symbolique et surtout authentique". Dans la base de l’obélisque, dans l’affouillement, sont placées plusieurs boîtes de fer blanc contenant médailles, statuettes, monnaies, amulettes ou scarabées. Dans le socle qui supporte la colonne, figure la liste des souscripteurs et un exemplaire de l’alphabet hiéroglyphique. D’une hauteur de 7,80 m, l’édifice est en pierre granitique. Dans un cartouche, est gravé un hiéroglyphique qui dit "A toujours". "Ce monument a été édifié pour célébrer l’immortalité de Champollion" précise Hélène Lacipière qui a supervisé sa restauration en cette année de célébrations "Eurêka !". "Parmi tout ce qu’on a imaginé et inventé, on a tenu à redonner vie à certains lieux qui dialoguent avec le bicentenaire". L’obélisque a fait partie des premiers chantiers lancés. Un premier diagnostic a montré que la stèle, fatiguée par le temps, n’était pas du tout abîmée. Elle a pu bénéficier d’un grand lifting assuré par une entreprise locale spécialisée.

 
 "On a voulu nettoyer le monument, comme cela a d’ailleurs été fait en même temps à Paris pour l’obélisque de la Concorde, précise l’élue. On a suivi les préceptes du service patrimoine et choisi de pratiquer un aérogommage début mai. Une technique maîtrisée par Aéro Decap46, société dirigée par Christian Diez de Reyrevignes à qui on a demandé aussi de nettoyer la base du monument aux morts et le monument en l’honneur de la Résistance au Cingle". La restauration soignée de l’obélisque figeacois a permis de retrouver son état originel et de rendre visible des détails sculptés effacés par le temps. En 2019, les grilles qui entourent le monument avaient déjà été arrangées. Elles ont été réparées et repeintes. Des plantations de papyrus ont en outre été réalisées au pied de l’édifice par les espaces verts. Reste dans quelques jours le lancement d’une nouvelle mise en lumière du monument dans le but de redonner un coup de projecteur salutaire à ce patrimoine original de la ville.
 
Place de la Raison, l’obélisque en gré de l’architecte Urbain Engel, érigé en 1836, comporte un décor sculpté aux références égyptiennes auxquelles a collaboré Jacques-Joseph Champollion. Il est orné de signes hiéroglyphiques évoquant la vie et l’éternité.
 
Sur le piédestal deux plaques en bronze possèdent des scènes et signes hiéroglyphiques évoquant la vie et l’éternité.
 
Le dieu Horus salut le dieu Ptah, assis dans son kiosque.
Derrière nous trouvons la déesse Maât et le dieu Thot.
 
Le dieu Horus salut le dieu Ptah, assis dans son kiosque.
Derrière nous trouvons la déesse Maât et le dieu Thot.
Sous la scène des représentations du dieu Anubis couché sur un coffre.
 Des kakérous séparent les quatre représentations du dieu Anubis.
 
Détail de la déesse Maât et du dieu Thot.
 
Détail du dieu Horus et du dieu Ptah.
 
Des kakérous séparent les quatre représentations du dieu Anubis.
 
Plaque en marbre mentionnant la délibération du Conseil Municipal.
 
Plaque en marbre mentionnant la délibération du Conseil Municipal.
 
Décor de la deuxième plaque en bronze.
Isis et Nephthys devant le dieu Amon et derrière le dieu Rê.
 
Décor de la deuxième plaque en bronze.
Isis et Nephthys devant le dieu Amon et derrière le dieu Rê.
 
Isis et Nephthys.
 
Isis, Amon et Rê.
 
La frise de Kakérous et le dieu Anubis sur un coffre.
 
Plaque en marbre en la mémoire de Jean-François Champollion.
 
L'obélisque avec en arrière plan l'église.