Les bâtiments sont des chapelles funéraires en briques crues, construites au-dessus des fosses où les corps sont enterrés.
Les puits menant à ces fosses sont parfois visibles. 
Les dômes utilisent toujours la technique de la "voûte nubienne", largement répandue à l'époque pharaonique pour les  dépendances des temples (magasins, réserves). 
Chemin d'accès vers la nécropole.
La nécropole.
La nécropole.
Ce n'est guère qu'au début du XIXème siècle que, dans la foulée de l'expédition de Bonaparte, des voyageurs européens se risquent dans les oasis du désert occidental. Le premier est Frédéric Cailliaud, qui nous a laissé le récit de ses deux voyages (dont l'un l'a mené jusqu'à Méroé, au Soudan). Il sera suivi de nombreux voyageurs européens, entre autres Drovetti, Edmondstone, Schweinfurth…
La nécropole comprend aussi des lieux de cultes qui servaient lors de l'inhumation.
L'exploration archéologique de l'oasis de Kharga a commencé en 1976, sous l'impulsion de Serge Sauneron, alors directeur de l'Institut Français d'Archéologie Orientale du Caire (IFAO), mais la plupart des sites antiques avaient été reconnus et signalés par le meilleur connaisseur des oasis du désert occidental, l'archéologue égyptien Ahmed Fakhry. Depuis 1981, l'équipe dirigée par Françoise Dunand travaille sur des nécropoles d'époque gréco-romaine de l'oasis. Cette équipe, qui a pris récemment le nom d'Alpha Necropolis, a d'abord exploré la nécropole de Douch, pour le compte de l'IFAO (1981-1993), puis celle d'Aïn el-Labakha en collaboration avec les Inspecteurs du Conseil Suprême des Antiquités Égyptiennes (1994-1997). Elle explore depuis 1998 la nécropole d'El Deir.
D'après l'auteur Rafael Wlodarski, la nécropole d'Al-Bagawat "ne paie pas de mine de loin" mais c'est l'un des cimetières chrétiens "les plus anciens et les mieux conservés au monde"! Les sépultures sont "relativement dépouillées" mais certaines possèdent des "façades ornementées" et contiennent de "saisissantes peintures murales". La chapelle de l'Exode "abrite les peintures les mieux conservées". "Des représentations" sont parfois "tout juste visibles sous les graffitis grecs". Malgré ces quelques inconvénients, l'auteur confirme que ce site est "à ne pas manquer" tout simplement car c'est le "plus ancien cimetière chrétien au monde".
Guide Lonely Planet - Egypte - Page 338 - Édition 2008 - ISBN 978-2-84070-761-5
 Une chapelle.
La chapelle de la paix.
La chapelle de la paix.
La voûte avec des pampres de vignes et raisins.
Au centre l'arche de Noé.
A droite de la barque de Noé, Jacob puis Euche, une allégorie de la prière.
A gauche, Paul et sa disciple Thecla, puis le début de l'annonciation à Marie. 
A droite de la barque de Noé, Jacob puis Euche, une allégorie de la prière.
Abraham sur le point de sacrifier son fils Isaac.
Abraham sur le point de sacrifier son fils Isaac.
A gauche, Dikaiosyne, l'allégorie de la justice, puis Daniel dans la fosse aux lions, puis Irenée, l'allégorie de la paix.
A droite Abraham sur le point de sacrifier son fils Isaac.
Dikaiosyne, l'allégorie de la justice, puis Daniel dans la fosse aux lions, puis Irénée, l'allégorie de la paix.
La colombe de la paix.
Dikaiosyne, l'allégorie de la justice, puis Daniel dans la fosse aux lions, puis Irenée, l'allégorie de la paix.
Paul et sa disciple Thecla, puis le début de l'annonciation à Marie. 
L'arche de Noé.
La barque est égyptienne et porte un édifice à colonnes. 
Juste à sa gauche, on distingue la tête de la colombe rapportant une brindille, synonyme de terre toute proche.
 A droite de la barque de Noé, Jacob puis Euche, une allégorie de la prière.
 La chapelle de la Paix et ses graffitis grecs.
Intérieur de la chapelle de la Paix.
Intérieur de la chapelle de la Paix.
Intérieur de la chapelle de la Paix.
Niche qui devait contenir une statue divine.