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La déesse Nout |
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| "Un grand lotus sorti des eaux primordiales", tel était le berceau du soleil au premier matin, selon l'une des nombreuses traditions relatives à la création de l'Univers par l'astre initial. Le démiurge, "Bel enfant jailli du cœur du lotus", n'était-il pas issu des ondes comme cette plante? Le nénuphar que les Grecs et les Latins ont dénommés "lotus", prenait racine dans les fonds limoneux. Le monde prenait naissance à partir de l'humide. Respirer le lotus donne par la magie la renaissance. |
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| Dans un chapelle du temple de Dendara, nous trouvons la déesse du ciel Nout qui monopolise toute la surface du plafond. La déesse est arc-boutée et donne naissance, le matin, au soleil après l'avoir "avalé" le soir. |
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| La déesse avale le soleil du soir qui cheminera toute la nuit à l'intérieur de son corps. |
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Au matin, de son vagin, elle enfantera le nouveau soleil qui viendra éclairer le temple de la déesse Hathor à Dendara. |
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| La déesse du ciel Nout, figurée sur ce couvercle de sarcophage appartenant à Djedhor, est nue. Ses seins et son pubis sont bien représentés. Quatre colonnes de textes qui se lisent de droite à gauche (textes à gauche) et de gauche à droite (textes à droite). |
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| L'on peut y lire: "Formule à prononcer: "Ô l'Osiris Djedhor fils de Padimenekhib, né de la dame Renpet-nefert, acquittée, ta mère Nout s'étendra au-dessus de toi en son nom de "Mystère céleste", après avoir permis que tu sois un dieu, que tu n'aies pas d'ennemi en ton nom de dieu. Elle s'unira à toi". |
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| Le pubis de la déesse Nout et les seins bien fermes sont une invitation à l'amour charnel. Le texte mentionne la déesse Nout comme la mère du défunt: "Tu seras pur, Rê te trouvera debout en compagnie de ta mère Nout et elle te guidera par les voies de l'horizon". Plus loin il est écrit: "Ô l'Osiris Djedhor fils de Padimenekhib, né de la dame Renpet-nefert, acquittée, celui que le ciel à mis au monde, celui dont Nout a été enceinte, celui dont Geb qu'il aime a hérité, ta mère Nout s'est étendue sur toi en son nom de "mystère céleste". La déesse Nout est à la fois la mère et l'amante qui s'unit au défunt. |
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Ramsès
III, dans les salles
osiriennes de son temple funéraire à Medinet Habou, lève les deux mains
en signe de salutation, devant le dieu Hâpy et l'oiseau bâh. L'oiseau bâh
c'est le phénix, l'oiseau de lumière qui, lors de la création du monde,
s'est installé le premier sur la première hauteur. Le phénix est posé
sur un pyramidion qui participe aussi à la lumière naissante. L'inondation était l'objet d'actes rituels et l'occasion de réjouissances pour tous. Hâpy ne bénéficiait pas d'un culte traditionnel, mais il existait un clergé spécifique de la crue. Aucun temple ne fut attribué en propre. Une seule scène figure le pharaon faisant offrande à Hâpy, c'est celle-ci qui figure dans le temple de Ramsès III. L'oiseau benou, que les grecs ont appelé phénix est un merveilleux oiseau souvent représenté dans les tombes, peint d'un délicat bleu cendré qui convient parfaitement à sa légende, selon laquelle il renaissait de ses cendres tous les cinq cents, voire mille années, d'après les différentes versions. C'était une façon pour les anciens, d'exprimer les durées des cycles cosmiques. |
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| Hâpy, génie de l'inondation est un être androgyne (du grec anêr, andros, homme et gunê, femme. Qui tient des deux sexes; hermaphrodite). Il apporte l'abondance au pays sur son plateau d'offrande qui représente l'hiéroglyphe hotep, signifiant "apaisement", "contentement", dans le domaine sexuel également, et dont la fécondité est à la base des biens offerts. |
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| Le génie du Nil est un être androgyne, même si les attribues de sa masculinité sont cachés par les lanières de son pagne de batelier. Hâpy est souvent représenté, en génie du Sud et en génie du Nord liant les plantes héraldiques du Double Pays. |