C'est le mur qui se trouve au fond, à gauche quand on entre dans la tombe. Il mesure environ 1,5m de large et 2m de haut. Ses bords latéraux s'incurvent vers le sommet, un peu plus sur la gauche que sur la droite. Les bords ont reçu la décoration associant frise, motif en queue de léopard et bande bleue que nous avons décrite plus haut. Cette paroi est surmontée d'une frise de khakérous.
Il existe deux registres superposés et de taille inégale : en haut, une stèle fausse porte entourée d'orants ; en bas, une pile d'offrandes avec des personnages.
Dans le registre du bas l'on y trouve une très belle scène, presque symétrique, destinée à conforter encore la certitude des défunts d'avoir des offrandes à disposition - d'où sa situation sous la fausse porte.
Ici, c'est aux divinités qu'on va faire appel, en l'occurrence la déesse Nout.
La scène est centrée par une imposante pile d'offrandes variées, entassées sur une natte, tandis qu'aux deux extrémités du registre, deux porteurs en amènent encore, et encore...
Nout, confondue avec la déesse du sycomore, est représentée deux fois. Elle se manifeste au défunt qui se repose sous ses branches et lui présente nourriture et boisson ; on voit parfois le défunt agenouillé en train de boire dans sa main en coupelle.
Souvent la déesse se fond dans l'arbre, en une entité assez étrange. Ce n'est pas le cas ici où, plus prosaïquement, elle porte sur la tête son arbre fétiche.
Elle apporte sur un plateau des aliments et de la bière, ainsi que de gigantesques tiges de papyrus, auxquelles sont annexés des liserons. Le papyrus est à la fois une décoration et véhicule, par sa verdeur, une idée de renaissance.
Les six porteurs d'offrandes agenouillés de part et d'autre.
Ils sont symétriquement disposés de part et d'autre de la fausse porte et semblent attendre la sortie au jour des bâs des défunts pour leur délivrer leur offrande. Ils sont vêtus à l'identique, coiffés d'une perruque courte, sans bijou ni chaussure. Tous bénéficient de leur propre texte, en une colonne pour ceux du haut et du bas, deux et une ligne pour ceux du milieu.
Les deux hommes du milieu amènent des coupes.
En bas, chacun des deux hommes amène un plateau, des fleurs de lotus et pour celui de gauche, des tiges de papyrus.
Celui du haut apporte des rations alimentaires, un pot de bière ainsi que des tiges de papyrus et des grappes de raisin.
L'homme du milieu amènent des coupes.
En bas, l'homme amène un plateau, des fleurs de lotus et des tiges de papyrus.
Les deux du haut apportent des rations alimentaires, un pot de bière ainsi que des tiges de papyrus et des grappes de raisin.
Les deux du haut apportent des rations alimentaires, un pot de bière ainsi que des tiges de papyrus et des grappes de raisin.
Les deux du haut apportent des rations alimentaires, un pot de bière ainsi que des tiges de papyrus et des grappes de raisin.
Au centre de la fausse-porte Nakht et son épouse sont représentés assis côte à côte devant une table où s'accumulent les victuailles, juste au-dessus de la zone de passage. La scène est difficilement visible aujourd'hui.
Au centre de la fausse-porte Nakht et son épouse sont représentés assis côte à côte devant une table où s'accumulent les victuailles, juste au-dessus de la zone de passage. La scène est difficilement visible aujourd'hui.
Registre du haut illustre le vannage.
Par manque de place, la scène de dépiquage des grains par des bestiaux foulant les épis a été omise.
Il s'agit donc de séparer la balle du grain, activité qui doit se dérouler un jour de vent léger, à qui il revient de transporter la balle, plus légère, tandis que le grain tombe à terre. C'est ce qui nous est montré, dans une rare image très symétrique inscrite dans une courbe.
Une fois le grain trié, il est accumulé en tas et mesuré : c'est ce que font les deux hommes, au-dessous, courbés, sous le contrôle d'un officiel, ou d'un contremaître, car il ne porte pas les attributs de scribe. De manière plutôt rare aussi, les deux côtés du tas ne sont pas à la même hauteur, et les hommes enfoncent dans le grain jusqu'au dessus des chevilles. Les colonnes destinées au texte sont restées vides. C'est essentiellement ces étapes finales que Nakht observe, assis sur son siège.
 Six hommes tiennent chacun en mains deux écopes avec lesquelles ils lancent le grain en l'air ; deux autres sont penchés, l'un remplit ses écopes, l'autre est muni de deux petits balais et ramène le grain dispersé vers le tas central. Les hommes sont tous vêtus d'un pagne court et serré et portent sur la tête, pour se protéger, une pièce de tissu nouée en catogan. Nakht, assis sur un tabouret surveillent le travail accomplit.
Six hommes tiennent chacun en mains deux écopes avec lesquelles ils lancent le grain en l'air ; deux autres sont penchés, l'un remplit ses écopes, l'autre est muni de deux petits balais et ramène le grain dispersé vers le tas central.
 Les hommes sont tous vêtus d'un pagne court et serré et portent sur la tête, pour se protéger, une pièce de tissu nouée en catogan. Nakht, assis sur un tabouret surveillent le travail accomplit.
 Scènes agricoles.
Sur la droite, trois moissonneurs s'avancent entre les épis (géants!), faucille dans une main, tandis que l'autre est levée, index pointé. Désignent-ils ainsi Nakht où des zones non encore moissonnées ? Derrière les trois hommes, une jeune glaneuse ramasse les épis tombés à terre, qu'elle dépose dans un panier. La zone médiane a été moissonnée (très haut selon la coutume): il ne reste que le chaume. Deux paysans essaient de refermer un panier surchargé d'épis : l'un immobilise le panier tandis que l'autre saute pour tasser le trop-plein et refermer.
Sur la gauche enfin, nous trouvons deux jeunes femmes devant des tiges de lin. Leurs robes collantes blanches, de deux modèles différents, se détachent nettement sur les tiges vertes. Ces habits moulants et incommodes ainsi que les perruques qu'elles portent sont bien peu plausibles dans ce contexte, et correspondent à une idéalisation. L'une d'entre elles tire sur une brassée de tiges pour les arracher, tandis que la seconde brosse la fleur afin de récolter les graines.
 Scènes agricoles.
 Scènes agricoles.
 Scènes agricoles.
Le bœuf entravé est dépecé et le premier quartier, la patte est découpée.
Le couple est debout devant une grosse pile d'offrandes accumulées sur une natte.
Nakht et son épouse.
La perruque  de Nakht est longue, elle descend dans le dos. Sur son pagne blanc, serré haut sur les reins, il porte une tunique très fine, presque transparente. Son cou est orné d'un large gorgerin, et ses poignets de bracelets cloisonnés. Il tient en main un grand vase bleu d'où s'écoule de l'huile essentielle de myrrhe sous forme d'une masse orangée.
Nakht et son épouse.
Taouy porte une grande perruque, dont les bouts sont tressés, est complétée par un serre-tête végétal, doublé d'une fleur de lotus ouverte. Elle porte une robe fourreau blanche qui laisse, conventionnellement, un sein nu, doublée d'une fine tunique qui lui descend sur les chevilles et recouvre les bras jusqu'aux poignets. Bras et poignets sont enserrés par des bracelets sans doute faits en perles, tout comme doit l'être son magnifique collier. Taouy tient en main deux symboles hathoriques : le sistre et le collier Menat. Elle se substitue ainsi à la grande déesse de l'amour pour encourager son mari à sortir de sa "torpeur" (on ne meurt pas en Égypte ancienne, on est "fatigué", on "repose", on est "las de cœur", etc...) et à reprendre une vie sexuelle qui est seule garante de sa renaissance dans l'au-delà.
Une salle de la tombe de Nakht.